Musée  de Chinon, le Carroi

 

Petit musée dans le Grand Carroi  ( il désigne un grand carrefour au Moyen-Âge ). Il s’agit de la Maison des États Généraux du XIVe, XVe et XVIe siècle. C’est ici que Charles VII a réuni en 1428 les États Généraux, il venait très régulièrement à Chinon pendant la guerre de Cent-Ans.

C’est notamment grâce à cet événement qu’il va pouvoir financer l’armée qui va suivre Jeanne d’Arc.

Il est transformé en 1973 en musée. Il n’est pas très grand et la visite devrait durer une heure au maximum.

À savoir : le tarif est de 4€.

Ouverture 2022 : samedi 9 avril au dimanche 18 septembre 2022

du 09/06 au 30/06 de 14h à 18h ( fermé le mardi )

du 01/07 au 31/08 de 10h à 13h et de 14h à 18j

du 01/09 au 18/09 de 14h à 18h ( fermé le mardi )

 

Musée le Carroi – 44, rue Haute-Saint-Maurice – Tél. 02 47 93 18 12

Salle des Etats Généraux de Chinon, Grand Carroi

 

Le Grand Carroi

 

Bref Historique :

En avril 1199, le corps de Richard Cœur de Lion, tué par un arbalétrier à Chalûs,  y aurait été avant son transfert à l’Abbaye de Fontevraud.

Au début du XVe siècle, de grands travaux modifient le bâtiment : une salle, qui va devenir celle des États généraux, est construite au premier étage. C’est là que se réunissent, en 1428, les États Généraux des trois ordres (noblesse, clergé, tiers-État) convoqués par le roi Charles VII. Il va pouvoir obtenir les 400 000 livres nécessaires au financement de l’armée, qui sera conduite l’année suivante par Jeanne d’Arc pour délivrer Orléans.

À la fin du XVe siècle, le bâtiment est transformé en hostellerie à l’enseigne du Lion Vert. La moitié occidentale du bâtiment est détruite au XVIIIe siècle, remplacée par une basse-cour et des écuries, détruites à leur tour au début du XIXe siècle.

1816, l’hôtellerie devient une boulangerie en 1816, et on y cuira le pain jusqu’en 1968, en dépit d’un classement aux monuments historiques intervenu en 1926.

En 1969, le bâtiment, devenu propriété de la Ville de Chinon, et alors fort délabré, est restauré dans le cadre de la loi Malraux sur les secteurs sauvegardés. Le musée s’y installe en 1973.

La chape de Saint-Mexme fut Longtemps conservée en l’église Saint-Étienne de Chinon. Puis elle finit dans les collections du Musée du Carroi. Saint-Mexme est un disciple de Saint-Martin de Tours ayant vécu au Vesiècle. En réalité, il s’agit d’une grande pièce de tissu de facture orientale, réutilisée, peut-être au XIIe siècle, pour la confection d’un vêtement sacerdotal.  L’étoffe aurait été offerte aux chanoines de la collégiale Saint-Mexme de Chinon, au XIIe siècle, par la reine Aliénor d’Aquitaine, qui l’aurait rapportée de la deuxième croisade. Le décor, sur fond bleu foncé, est tissé de fils de soie et d’or et date de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle. Les motifs symétriques disposés en quinconces sur six rangées superposées, (couples de guépards enchaînés affrontés ou adossés, arbres de vie stylisés, rapaces, chacals, feu sacré), évoquent une origine moyen-orientale, arabe ou persane. Elle porte une inscription tissée en langue coufique signifiant « Bonheur à son possesseur ».